18 juin 2012
Publié par John

Pascal Vallot: « Je reviendrai si le public le demande »

Cela faisait longtemps, très longtemps qu’il n’était pas remonté sur scène ! Pascal Vallot faisait partie des artistes invités par Jacob Desvarieux au Grand méchant zouk version 2012. C’était samedi au Zénith de Paris. Tropicalizer est allé à la rencontre de l’interprète des tubes Limbé, Belle inconnue, Balancé, On chanson douceEncô an fwa, Kartoné… De grands classiques pour tous les amoureux du zouk. Son retour sur la scène et sa nouvelle comédie musicale Adieu madras : Pascal Vallot nous dit tout.

 

Cela faisait combien de temps que l’on ne vous avait plus vu sur scène ?

Une quinzaine d’années au minimum…

 

Que ressentez-vous après avoir retrouvé le public antillais à Paris ?

C’est une sorte de miracle, je n’y croyais pas plus que ça mais cela a été fabuleux, une belle rencontre, un grand moment de vie.


 Pascal Vallot – Balancé

 

Ça s’est fait parce que Jacob Desvarieux vous l’a demandé ou alors parce que vous aviez envie de revenir sur scène ?

C’est surtout parce que c’était le Grand méchant zouk et aussi parce que Jacob tenait personnellement à ce que je sois là. Ce n’était pas dans mes projets immédiats de revenir sur scène. Il m’a convaincu et je ne le regrette pas. J’ai vécu une très belle communion avec le public.

 

Avez-vous eu de l’appréhension après autant d’années d’absence ?

J’ai préféré ne rien préparer globalement. Les répétitions se sont déroulées normalement et puis je me suis dit que je verrai bien comment cela va se passer sur scène, s’il fallait être dynamique ou cool… Je ne savais pas ce que le public aimerait…  J’ai donc laissé faire.


Pascal Vallot – Limbé


Un titre comme Limbé reste un grand classique du zouk love. Ca vous fait quoi ?

Ça me fait très plaisir car lorsque l’on fait une chanson on espère qu’elle va durer le plus longtemps possible. On ne vit pas avec les gens et on ne se doute pas de l’impact des chansons. A chaque fois que l’on prend conscience de ça, c’est une grande bouffée d’amour et ça fait du bien.


Qu’est-ce qui vous à poussé à vous retirer du milieu du zouk ?

A un moment, on se demande où on est le mieux. Il y a des centaines de façons de faire de la musique et beaucoup de métiers différents. Il faut parfois faire une adéquation entre l’endroit où on se sent le mieux et l’endroit où on est meilleur. Je me sens bien quand je pilote des projets et je préfère cette place aujourd’hui.

 

Qu’est-ce qui pourrait vous faire revenir ?

Que le public le demande. Je n’ai pas envie de gaver les gens car l’offre d’artistes est déjà énorme. Je ne sais pas si j’ai ma place mais si on a besoin de moi et que je peux apporter quelque chose alors je reviendrai.


Pascal Vallot – Belle inconnue


Quels sont vos projets aujourd’hui ?

Une nouvelle comédie musicale qui s’intitulera Adieu madras. Elle traite de l’arrivée des Indiens aux Antilles et de leur rencontre avec les descendants d’esclaves au début du siècle dernier. Le casting vient de débuter. Des représentations sont prévues en Guadeloupe et en Martinique en décembre 2012, mais aussi à Paris en mars 2013. J’ai écrit Adieu madras avec Willy Salzedo (ndlr : compositeur de nombreux tubes de Tanya Saint-Val et ancien pianiste des Zouk Machine). On a tout fait pour livrer une œuvre originale et profondément indo-antillaise.

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