19 septembre 2011
Publié par Steffie

Slaï: « Je réalise que j’ai eu beaucoup de chance »

Vous avez certainement déjà entendu Autour de toi, nouveau single présenté par Slaï. A  l’occasion de la sortie de son nouvel album Escale, Tropicalizer met ses projecteurs sur le chanteur guadeloupéen. Sa longue absence, sa vision du zouk, les grands succès de ses débuts et d’autres confidences. Slaï se livre.

Qu’avez-vous fait pendant 3 ans d’absence ?
Hum très bonne question. Bah j’ai pris mon temps, ça c’est clair (sourire). J’ai pris le temps de réfléchir à la direction que je voulais prendre pour Escale, c’est-à-dire plutôt un zouk caribéen. En somme j’ai pris beaucoup de temps pour observer ce qu’il y avait autour de moi, une introspection en quelque sorte.

Comment définiriez-vous votre style, quelle est la touche que vous apportez au zouk ?
C’est particulier parce que je pense que l’artiste est avant tout le résultat de ce qu’il écoute. En l’occurrence pour moi ce serait rnb, pop, salsa, zouk et également de la variété française. J’arrive donc à proposer un zouk à la fois actuel, urbain et accessible à des personnes qui ne sont pas forcément antillaises.

Quel est le morceau qui vous tient le plus à cœur ?
Ce serait Zoukbox, c’est celui que j’ai écrit le plus vite d’ailleurs, en une après-midi. Je me suis beaucoup amusé à le faire parce que je me prends véritablement pour un Juke box.

Le titre Ne lâche rien a-t-il un ou une destinataire en particulier ? (Elle ne sonne pas comme toutes vos balades)
Je n’avais pas de destinataire particulier, en revanche c’était quelque chose que je voulais dire depuis longtemps. Il faut persévérer à partir du moment qu’on a défini un objectif à atteindre. C’est un message que j’envoie un peu à tout le monde, je me le dédie aussi à moi-même. Dans la vie il ne faut rien lâcher.

Escale est une nouvelle étape dans votre carrière, pourquoi ne pas avoir abordé autre chose que le zouk ?
Le zouk était beaucoup plus sanguin pour moi. C’est vrai que malgré tout, avec tous mes albums, je me suis créé mon univers. Le zouk fait partie intégrante de mon identité musicale. J’aurai peur de perdre un peu de ma personnalité si je faisais du rnb par exemple sauf si… j’arrivais à concilier dans un son ma touche personnelle à un rappel de mes origines.

Pourquoi chanter en privilégiant le français par rapport au créole ?
Lorsque j’ai sorti mon premier album , je l’ai instinctivement enregistré en français. Ce n’était pas un pied de nez au créole, loin de là. Mais l’inspiration venait davantage dans la langue de Molière. Comme cela a bien marché, je n’ai pas changé mes habitudes pour les albums suivants.

Dix ans après, quel regard avez-vous sur vos débuts réussis avec Flamme, Mizik, Ce soir ou jamais ?
Je réalise que j’ai eu beaucoup de chance, parce que j’ai croisé sur mon chemin énormément d’artistes de talent qui n’ont pas eu l’opportunité de réaliser un album en entier par exemple, qui ont réussi juste à placer un titre sur une compile. Donc quand je regarde en arrière, je me dis que c’est pas mal car je ne comptais pas faire carrière. Avant tout c’était un amusement, une façon de faire vivre ma passion : le chant.

Avez-vous un coup de cœur musical parmi la jeune génération actuelle ?
J’aime beaucoup ce que fait l’artiste Kenedy.

Et enfin une tournée est-elle prévue pour présenter l’album Escale ?
En fait pour tout dire, c’est l’interrogation du moment tournée ou pas tournée… Parce que mettre ça en place ce n’est pas seulement une question de volonté. Faut beaucoup d’organisation, de moyens à mettre en place, que ce soit financiers ou autres. Donc en suspens pour le moment…

Slaï – Autour de toi


Slaï – Autour de toi (session acoustique)


Slaï – Medley acoustique de l’album Escale

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