9 juillet 2010
Publié par John

Krys: « On ne peut pas nier l’existence d’un courant homophobe dans le reggae-dancehall »

Si les artistes reggae-dancehall antillais ont globalement épuré leurs textes, en Jamaïque, les chansons homophobes n’ont pas disparu. La journaliste Maité Koda évoque le sujet dans un dossier intitulé Danchehall: une scène cachée, mais pas muette récemment publié sur le site rfo.fr.


Extrait :

« On ne peut pas nier l’existence d’un courant homophobe dans ce milieu, reconnaît Krys. Mais c’est surtout l’inspiration de la Jamaïque qui a engendré tous ces textes. On ne trouve plus ces messages-là aujourd’hui, pas même dans les sound systems les plus underground, maintient-il. La société évolue, le dancehall la reflète et évolue avec, c’est tout. »


En Jamaïque, où l’homosexualité est punie d’emprisonnement par la loi, appeler à la haine, revient sans doute pour certains, à prêcher des convaincus. En revanche, en France, « de tels propos tombent sous le coup de la loi », rappelle Louis-Georges Tin, intellectuel martiniquais fondateur de l’Association An Nou Allé, qui milite contre la discrimination envers les homosexuels. Il est également fondateur de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie.


« Je conçois qu’il y ait une part de naïveté de la part de jeunes qui voulaient simplement suivre la mode jamaïcaine, poursuit Louis-Georges Tin, Mais lorsqu’il y a malgré les avertissements, des récidives… J’ai pu penser qu’ils étaient plus bêtes que méchants, maintenant, je considère qu’ils sont très bêtes et très méchants » […]


Retrouvez l’intégralité de l’article Dancehall : homophobie, étiquette ou état de fait ? mais aussi le dossier complet Dancehall: une scène cachée mais pas muette sur le site rfo.fr

3 988 vues
FacebookTwitterMySpaceHotmailGoogle GmailYahoo MailShare
Ajoute un commentaire