9 avril 2010
Publié par John

X-Man refuse d’être classé X avec Pa fè yo sa X

Le débat est ouvert: X-Man fait un retour fracassant sur la planète dancehall. Le voici avec une compilation, de ses meilleurs titres et de quelques inédits, intitulée No limit. Mais voilà, l’un des titres phares est Pa fè yo sa X. Le deejay martiniquais y parle du boycott dont il a été victime par les médias et les DJ. Pourquoi ?


Parce qu’il faisait trop de slackness (paroles à caractère sexuel). X-Man se demande – à juste titre – pourquoi le Jamaïcain Vybz Kartel, anglophone, est célébré alors que les créolophones sont qualifiés de « mal élevés ».

« fuck » choque moins que « coké »…

En fait, la question est de savoir pourquoi « fuck » choque moins que « coké » (l’acte sexuel en créole) ? Une partie de la réponse repose, bien sûr, sur le fait que la majorité du public ne comprend ni l’anglais, ni le patois jamaïcain et qu’il existe une pudeur à deux vitesses chez les médias qui acceptent plus facilement les débordements issus de la culture anglo-saxonne (ça vient des États-Unis [ou de la Jamaïque] donc c’est forcément mieux…)


Sur Tropicalizer, la censure n’est pas pratiquée, mais lorsque cela est nécessaire, une mention indique que la chanson à l’écoute est destinée à un public averti (Pa fè yo sa X est d’ailleurs très soft, comparé à ce que peuvent faire les anglophones). Alors, si le slackness créolophone peut être est interdit, pourquoi le jamaïcain ne l’est-il pas ? Qu’en pensez-vous ? Donnez-nous votre avis.


X-Man Teaser de l’album – No limit


X-Man – Pa fè yo sa X


X-Man – Soirée arrosée


X-Man – Madinina Kuduro

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