23 novembre 2009
Publié par John

La Gachèt: après Boulva nou ja bon, sa webtape 6 rue des Porteurs de gam

Après vous avoir présenté l’excellent Boulva nou ja bon et le projet Gwadloup didan – Gwadloup dèwô, le rappeur La Gachèt présente sa weptabe 6 rue des Porteurs de Gam. Il présente ce projet comme un parcours initiatique qui compte 8 arrêts ou 8 titres…  Son univers défile, marqué par le hip-hop de New-York et de Détroit mais aussi  par les frappes du Kako.


Qui es-tu La Gachèt ?

J’ai commencé à rapper à 13 ans, en 1996. J’ai débuté aux Abymes, plus exactement à Grand Camp dans la cité Les Capitaines. Je suis de l’école des freestyles: une ronde, un beatboxer, des mc et un texte de rap. J’ai sorti en 2002 la mixtape Ou ké ni tan sav’. Une collaboration entre les groupes NDA (Noblesse De l’Âme) et Bôkaz qui s’appelait à l’époque KUM (Karukera Unknown MC’s). Dans cette mixtape, j’apparais sur quatre titres: Xenophobia qui dénonce le mépris vis à vis de la communauté haïtienne en Guadeloupe mais aussi Pourquoi j’prends l’mic, Y’a plus d’love et Doubout ! .


Ensuite, tu es parti à Paris…

J’ai continué de perfectionner mon rap. De 2006 à 2008, j’ai travaillé avec le groupe de gwo ka évolutif K’ Spiwit. Nous avons sorti ensemble un album: On dòt lèspwi sur lequel nous avons fait un « lyannaj » (association) rap-gwoka sur le morceau Bébélé. Cette période m’a beaucoup enrichi sur le plan artistique.


Présente nous ta webtape 6 rue des Porteurs de Gam

Elle se compose de huit titres qui dépeignent mon univers. Il y a des morceaux engagés comme Boulva nou ja bon et Plas manti mantè. Des textes basés des récits courts comme Road trip, où je m’imagine avoir trouvé un sac rempli de billets grâce auquel je me paye un tour du monde. Dans le style story telling, il y a aussi des morceaux comme: Chimin lékôl, Moul city ou encore O man Léone Street ? qui est l’histoire de la disparition de Madame Léone autour d’un personnage sombre: Esteban. Il y a aussi des morceaux plus instinctifs comme Peace and ruff et Bôkaz Street.


Tu fais partie du groupe Bôkaz Music, comment la connexion s’est faite entre vous ?

Le groupe est né en 1999, au Lycée de Providence (Abymes). Nous sommes trois: Akûji (beatmaker, musicien, singjay), Anô (musicien, singjay, MC) et moi Lagâchèt (MC, bouladjèl-maker, auteur). C’est la réunion des univers de chacun, le rap, le reggae, le gwo ka, la musique caribéenne et la musique tout court. On est fan des albums de Richard Bona, Soft, Jay Dee (J Dilla), Lonnie Jonson, Son House, Lucianno, Anthony B, Marcel Lolia, Robert Loyson, N’O Clan… Bref, nou inmé Mizik ! (Nous aimons la Musique !)


Pour télécharger cette webtape, La Gachèt vous donne rendez-vous sur le site 6 rue des porteurs de gam

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